Chronique : Le Lapin des Baskervilles – Pierre Mortel

Cette semaine, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir Le Lapin des Baskervilles de Pierre Mortel, illustré par Anaïs Dumas, publié chez Delcourt. Cette BD humoristique m’a vraiment offert un moment de détente et de légèreté dont j’avais bien besoin en cette fin d’année.

La bande dessinée, c’est un genre que je lis très peu, pour ainsi dire pas du tout. Je n’ai jamais vraiment accroché, et ne m’y être jamais intéressée outre mesure. Je comprends l’engouement qu’on peut ressentir pour ce genre littéraire, je le vois dans les lectures de Dimitri, mais je ne m’y suis jamais plongée. Quand j’ai eu l’opportunité de découvrir cet ouvrage, j’ai donc sauté sur l’occasion, espérant m’évader un peu de mes lectures habituelles. Je dois dire que je n’ai pas été déçue et que cette BD m’a offert un vrai moment de détente.

Pierre Mortel propose un ouvrage original, qui détourne en toute intelligence l’un des mythes les plus célèbres de la littérature policière : Le chien des Baskervilles d’Arthur Conan Doyle.

On y suit avec beaucoup d’humour plusieurs créatures toutes plus loufoques les unes que les autres (un lapin convaincu de faire régner la terreur, un duo d’escargots et de limaces toxicos, un poussin de 500 kilos qui ne connait pas sa force (ni son poids), une famille de Beloups (mi-belette, mi-loup) persuadée d’être les prédateurs ultimes, un ornithorynque naïf…)

Vous comprendrez donc que cette bande dessinée n’est pas à mettre entre toutes les mains, et est recommandée à partir de 15 ans.

Si cette BD t’intéresse, tu peux la retrouver ici : Lien FNAC partenaire

J’ai beaucoup aimé la capacité de cet ouvrage à surprendre, à créer des retournements de situations. L’alternance entre les différents personnages rend la lecture vraiment dynamique, et le ton décalé, loufoque, m’a vraiment fait rire tout au long de ma lecture.

On peut y lire bien plus qu’une BD humoristique, avec une satire de la crédulité humaine, des peurs collectives, et des rumeurs. On peut aussi la lire pour ce qu’elle est : un ouvrage plein de références, de traits d’humour et de parodie.

Là où à mon sens Pierre Mortel maîtrise parfaitement son style, c’est que malgré ce ton léger et décalé, le récit reste structuré : la progression est fluide, logique, on voit émerger de fausses pistes et des retournements de situation.

Pour finir je dois bien sûr parler des illustrations qui sont simples, dynamiques, avec un style graphique reconnaissable, et une mise en page qui donne un rythme dynamique à l’ensemble.

J’aurais aimé en lire un peu plus sur certains personnages (finalement, c’est sans doute le signe que je souhaitais en lire davantage !)

Le ton décalé peut par contre ne pas plaire à tout le monde. En ce qui me concerne, je n’ai ressenti aucune gêne, étant plutôt friande de ce style, mais il est clair que certaines tournures peuvent freiner quelques lecteurs.

Pour conclure, je vous conseillerais de tester cet ouvrage ! En jouant sur l’absurde et l’humour, il a su me faire passer un très agréable moment. Une lecture plutôt facile, rapide et qui se dévore comme un carreau de chocolat avec un bon café.

Et vous savez-quoi ? J’en ai fait lire un extrait à monsieur, et je pense avoir ainsi trouvé ce que je vais lui offrir pour Noël 🤫


Voici les morceaux qui m’ont accompagnée pendant que j’écrivais ces lignes :

🎵 Deep End – Ruelle

🎵 Traitor – Olivia Rodrigo

🎵Repeat Until Death – Novo Amor

🎵 Your power – Billie Eilish

🎵 When the party’s over – Billie Eilish

🎵 Idea 22 – Gibran Alcocer

🎵 I am not who I was – Chance Pena

🎵 Chaotic – Tate McRae

Tu peux retrouver la playlist de La tribu des lecteurs ici :

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